Müßiggang
Über Not und Lust und die inkommensurable Windstille der Seele
DOI :
https://doi.org/10.21248/riss.2018.88.163Mots-clés :
Oisiveté, travail, inconscient, attente, Moïse, antisémitismeRésumé
Les mots Muße et Müßiggang (en latin : otium, en français : l’oisiveté) jouent un rôle important dans Le gai savoir de Nietzsche. En revanche, dans l’œuvre de Freud, dominé par l’idée du travail, la notion de l’oisiveté est pratiquement absente. Pourtant dans l’épistolaire entre Freud et Arnold Zweig, au sein de la discussion sur Nietzsche mais aussi sur le danger imminent que le national-socialisme représente pour leur existence et aussi pour le futur de la psychanalyse, Freud parle d’un excès d’oisiveté (»Überschuss an Muße«) – un passage significatif qui permet de penser l’oisiveté comme une autre temporalité, une temporalité qui nous enseigne quelque chose par rapport au travail de l’inconscient en psychanalyse mais aussi par rapport à la temporalité de l’écriture de Freud même. En conclusion l’autrice décrit sa propre expérience de cette temporalité différente, vécue dans la salle d’attente du psy comme extension temporelle du seuil entre le travail quotidien et le travail de l’analyse.
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© Judith Kasper 2018

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